Audiovisuel  

Audiovisuel, les nouvelles donnes

L’importance des ressources audiovisuelles dans la société contemporaine n’a évidemment plus besoin d’être soulignée. Il se passe pourtant, depuis ces dernières années un phénomène nouveau que l’on pourrait qualifier de débordement des ressources visuelles, sonores et audiovisuelles au-dehors de leur espace traditionnel. Si le secteur culturel, mais aussi les grosses entreprises disposaient d’une gestion organisée de leurs fonds audiovisuels, cette problématique déborde aujourd’hui largement ce secteur. Plusieurs facteurs expliquent ce phénomène.

- En premier lieu, la facilitation de la production des images grâce à la prise de vue numérique. Le coût faible de la production d’une image, et surtout sa grande facilité, induisent une multiplication des clichés produits. Ceci est naturellement vrai des pratiques individuelles (photo de famille, touristique…) mais aussi de pratiques professionnelles : le commercial en tournée photographie les linéaires, l’artisan prend un cliché de la pièce ou de la façade à refaire, etc. Le même mouvement s’exprime, de manière un peu plus restreinte, pour la vidéo. On voit aujourd’hui l’explosion du média web TV, par exemple de la part des collectivités territoriales, pour produire de l’information à destination des administrés ou des citoyens.

- En deuxième lieu, les techniques de compression facilitent d’une part le stockage de ces éléments, d’autre part leur diffusion ou leur téléchargement. Des phénomènes comme le podcast en radio permettent de démultiplier les temps d’écoute et donc de viser d’autres types de public.

- En troisième lieu, les habitudes culturelles, l’offre de plate-formes mobiles de visualisation (lecteurs DVD mobiles, i-pod, ordinateurs ultra-portables, blackberry, téléphones mobiles), la désaffection relative pour l’écrit de la part de certaines tranches d’âge augmentent la part de temps passé à consommer de l’image et du son.

- Enfin, l’association du texte, de l’image, du son, de l’image animée (ce que l’on a appelé le multimédia) permet, notamment sur internet, sur les sites, dans les blogs, etc. de construire un discours (commercial, scientifique, politique, publicitaire, économique…) qui emprunte à différentes formes d’expression qui peuvent s’associer ou se compléter entre elles.

Mais en même temps, cette prolifération pose aux entreprises des questions à la fois stratégiques, techniques, fonctionnelles et documentaires.

- Stratégiques. Que faire avec l’image : faut-il en produire plus, comment, avec quels moyens ? Faut-il la diffuser sur le site institutionnel sur des sites dédiés, profiter des plate-formes publiques comme Youtube, Dailymotion ?

- Techniques. Quel format utiliser, quels sont les meilleurs outils de compression, les plate-formes de stockage, les normes et standard à utiliser, l’interactivité (rich media)… ?

- Fonctionnelles. Qu’en faire ? De la formation, de la communication institutionnelle, de la communication interne, de la publicité ciblée, de l’exploitation patrimoniale – mémoire d’entreprise - ?

- Documentaires. Comment stocker, décrire, traiter, exploiter cette nouvelle masse documentaire. Quels sont les outils logiciels les mieux adaptés à cette nouvelle configuration et notamment à la diffusion sur les plates-formes web (internet/intranet) ? Quelles sont les avancées en matière de recherche (indexation du son retranscrit en texte, reconnaissance d’image, indexation documentaire…)

Ourouk a développé une forte expertise sur toutes ces questions, en travaillant notamment en formation pour l’INA ou en conseil stratégique pour le pôle image « Nicéphore Cité » de la ville de Châlon-sur-Saône. C’est un secteur que nous comptons investir encore davantage dans les années qui viennent afin d’aider nos clients à développer leur activité dans le domaine de la communication par l’image et l’audiovisuel.