Les services de documentation, quel que soit leur lieu d’exercice (entreprises, secteur public, collectivités...) ont vu leur périmètre et leurs fonctions considérablement modifiés depuis quelques années.
Sur le plan des activités traditionnelles de collecte, organisation et mise à disposition des fonds pour le public interne, la concurrence du web, des archives ouvertes, et des bibliothèques numériques a considérablement réduit la spécificité de l’apport des documentalistes.
En ce qui concerne la recherche documentaire, les progrès des moteurs de recherche et des systèmes de veille informatisés ont rendu en partie autonomes les utilisateurs.
Néanmoins, les choses ne sont pas si simples et les fonctions documentaires, moins concentrées qu’à une époque, se retrouvent de manière dispersée dans toutes les strates des organisations. Car si les documents de presse, ouvrages, rapports annuels, documents scientifiques sont plus facilement localisables sur le web ; la gestion des documents émis, produits, diffusés et conservés en interne pose de redoutables problèmes d’organisation. C’est pourquoi les savoir-faire documentaires sont de plus en plus utiles, même si les services ou centres de documentation ont tendance à voir leur importance diminuer.
D’une manière générale, la tendance observée actuellement, à travers les missions de notre cabinet, consiste à faire évoluer les services et leur personnel vers d’autres fonctions, notamment la veille ou la gestion de projets liés au système d’information.












